" En l'an 2000, j'aurai 40 ans ! ".

 

" En l'an 2000, les voitures flotteront dans les airs à la vitesse de la lumière, les week-ends sur Mars et Saturne seront courants, la pauvreté n'existera plus car l'homme aura inventé la machine idéale et fidèle : le ROBOT. Robuste, sage et logique, d'une bienveillance sans faille, le plus doué des cuisiniers, le plus attentionné des amis n'aura qu'un objectif : décharger l'humanité de toute préoccupation pouvant entraver son bonheur ! "

" En l'an 2002, j'ai 42 ans, je vais en week end en région parisienne et sur la route mal terminée quelques gouttes d'huile s'échappent du moteur de ma voiture joignant dans le caniveau le petit ruisseau déjà souillé en chemin vers la nappe phréatique la plus proche. Le monde connaît encore la faim, la pauvreté, la maladie. Mais qu'ont fait les ROBOTS ? Qu'ont ils fait pour éviter ça ? Si l'homme les a créé a son image, était il si mauvais ? Non, l'homme ne les a jamais créé, il les a juste rêvé. Il en a rêvé depuis tout petit, comme un copain imaginaire qui grandit avec lui dans son cœur. Il serait peut-être temps de les construire maintenant ! ".

La double vie de Thierry Deroche commença dans un lieu singulier, en banlieue parisienne. Dana, un espace où l'humain est quasiment absent et la machine omniprésente, autonome. Il y a quelques années, le contrôleur de gestion d'alors, connut dans cette usine de pièces automobiles sa première invitation à la création. Il commença à récupérer quelques pièces, souvent des rebuts industriels, qui aujourd'hui se transforment en des rébus robotiques…
Il a maintenant troqué son attaché-case pour une caisse à outil. Dans ses mains, les pièces métalliques sont assemblées, boulonnées, et vissées pour trouver une seconde vie, réincarnées en sculpture ludique et unique aux allures de ROBOTS. Dans son imagination, le toaster devient tête, le porte-parapluies devient corps, les tuyères de chaudières deviennent bras et jambes… Roboted, Robbyted & Co sont beaux, ne servent à rien, pas de bruits stridents, pas de lumières aveuglantes, juste une lueur de tendresse, de nostalgie et un brin d'ironie.

Travaille à La Fonderie, Fontenay sous bois